Blueberries les nouveaux antidépresseurs? Des nutriments végétaux trouvés pour protéger les «hormones heureuses» chez les femmes qui ont récemment accouché

Une femme sur sept souffrira d’une dépression post-partum. Les groupes de santé mentale préviennent que même les femmes qui ne sont pas diagnostiquées peuvent ressentir des sautes d’humeur mineures connues sous le nom de «baby blues». Les études actuelles soulignent les liens physiologiques entre les hormones et l’apparition de certains troubles mentaux comme la dépression et l’anxiété. qui peut être liée à des carences nutritionnelles après la naissance.

Une nouvelle étude suggère que manger des myrtilles, ou prendre des suppléments de myrtille, immédiatement et systématiquement après la naissance peut réduire considérablement le risque de développer une dépression post-partum ou même le blues post-natal moins sévère. Les acides aminés trouvés dans la baie ont été étudiés pour gérer l’humeur et compenser les changements hormonaux.

Une vie née, une humeur changée

La grossesse signifie des changements spectaculaires dans la production d’hormones journal médical. Ces changements corporels sont nécessaires pour que la mère puisse porter son enfant et que le bébé puisse bien gestationner. Les fluctuations hormonales sont également nécessaires pour induire le travail et favoriser la croissance. Néanmoins, ces changements extrêmes impliquent un risque accru de dépression et d’anxiété.

Les praticiens de santé mentale ont noté que les mères éprouvent typiquement une forme légère de dépression dans les premières semaines après la naissance. Cependant, ces femmes ne remarquent pas leur mauvaise humeur, car elle est vécue progressivement. Pour la plupart, les cas de bleus post-natal sont laissés non diagnostiqués et non traités. Il y a, cependant, ceux qui subissent de sévères baisses d’humeur. Ceux qui ont des cas graves sont incapables de se remettre complètement du stress émotionnel de l’accouchement. C’est un cercle vicieux: Trop souvent, les mères sont privées de sommeil, ce qui inhibe leur capacité à se rétablir. La souche dans leur récupération exacerbe leurs habitudes de sommeil.

Un fruit bleu pour combattre les bleus

Des chercheurs du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de Toronto, au Canada, ont étudié 41 femmes qui venaient d’accoucher. Ces femmes ont été regroupées en conséquence, avec un groupe invité à prendre des suppléments enrichis en tryptophane et tyrosine, acides aminés trouvés dans les myrtilles (et ce qui donne à la baie sa couleur distinctive). Il a été constaté que les femmes qui prenaient régulièrement les suppléments ne ressentaient aucune sautes d’humeur cinq jours après l’accouchement – généralement le moment où le blues post-natal atteint son apogée. Ces résultats ont été publiés dans les Actes de la National Academy of Sciences.

Ce n’est pas la première fois que les myrtilles sont saluées pour leurs propriétés stabilisatrices d’humeur. Le fruit a été associé à un traitement amélioré pour les patients souffrant de stress post-traumatique. Les bleuets ont également été liés à l’amélioration de la fonction cognitive chez les personnes âgées.

Les scientifiques attribuent ces résultats stupéfiants à la capacité des myrtilles à augmenter le flux sanguin vers le cerveau. La maladie mentale est souvent causée par l’absence d’un certain composé. Par exemple, la dépression – comme son nom l’indique – se produit lorsque le cerveau est incapable de produire les hormones «de bien-être» connues sous le nom de sérotonine. Le cerveau devient ainsi «déprimé», avec des patients incapables de fonctionner correctement. Il faut noter qu’il existe une interaction complexe entre les hormones et les connexions neuronales. Les hormones qui mènent à la dépression peuvent également affecter la façon dont le cerveau réagit aux stimuli environnementaux.

Les composés trouvés dans les myrtilles empêchent les fluctuations hormonales de causer trop de dommages aux voies cérébrales. En permettant plus de sang à circuler entre le cerveau et le corps, plus d’oxygène est introduit dans le système. Cela maintient le cerveau en bonne santé et le protège contre les troubles mentaux – en particulier ceux causés par la production d’hormones.

Les auteurs de l’étude affirment que davantage de recherches sont nécessaires pour bien comprendre et déterminer la mécanique exacte de l’ingestion de bleuets et de la stabilisation de l’humeur. Pourtant, les premiers résultats sont optimistes et les superfood déjà connus gagnent en traction.