Les rayons UV pénètrent dans les abat-jour de plage

“Les stores de plage ne vont pas empêcher les rayons mortels du soleil”, a averti le Daily Mail. Le journal a déclaré qu’un tiers des rayons UV qui causent le cancer atteignent toujours la peau même lorsque les gens sont à l’ombre.

Cette recherche expérimentale menée en Espagne consistait à placer un capteur UV sous un grand parasol. Bien que le parapluie absorbe la plus grande partie du rayonnement UV direct du soleil (4% seulement), environ 34% du rayonnement «diffus» (surfaces réfléchies ou dispersées par les molécules d’air) autour du parapluie atteint la zone située en dessous.

Il convient de souligner que la recherche reposait sur des formules mathématiques complexes et que les résultats pouvaient être limités aux circonstances environnementales et aux dimensions et aux matériaux du parapluie utilisé. De plus, aucun humain n’était réellement impliqué dans les expériences, donc les dommages directs à la peau n’ont pas été démontrés.

Cependant, les conclusions des chercheurs semblent appropriées: qu’un parapluie seul n’offre pas une protection totale contre le soleil. En tant que tel, il devrait être considéré comme une barrière physique supplémentaire, et des écrans solaires appropriés avec un SPF adéquat devraient également être utilisés.

D’où vient l’histoire?

L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université de Valence en Espagne et de l’Université de Tasmanie en Australie. Le financement a été fourni par le ministère de la Culture et de l’Innovation, Espagne. L’étude a été publiée dans la revue scientifique à comité de lecture Photochemistry and Photobiology.

Le Daily Mail a rapporté clairement et précisément cette recherche.

De quel type de recherche s’aggissait-t-il?

Cette recherche expérimentale a été mise en place pour développer un modèle mathématique permettant d’estimer le niveau d’exposition à la lumière ultraviolette (UV) d’une personne en couverture partielle (par exemple, un parapluie). Les chercheurs ont testé leur modèle en étudiant la quantité d’UV pénétrant dans un parasol. Ils ont mesuré à la fois les rayons UV directs du soleil et diffusent les UV, qui sont réfléchis par les surfaces ou dispersés par les molécules d’air.

Une exposition excessive aux UV est connue pour avoir plusieurs effets néfastes sur la santé humaine, endommageant la peau et les yeux, et augmentant le risque de cancers de la peau et de cataractes. Les principales méthodes de protection UV sont les barrières physiques (y compris les barrières artificielles telles que les parasols et les barrières naturelles telles que l’atmosphère ou les arbres) et les agents chimiques et biologiques (crèmes, sprays et lotions).

Qu’est-ce que la recherche implique?

Les expériences ont été menées pendant les heures de midi, quand le soleil était à son apogée, en décembre, sous un ciel sans nuages ​​en Espagne. Pour l’essai physique de leur modèle, les chercheurs ont utilisé un parasol de couleur blanche et bleue qui mesurait environ cinq pieds de large (80 cm de rayon) et cinq pieds de haut (150 cm).

Les chercheurs ont appelé leur nouveau modèle mathématique le «modèle du facteur de vue du ciel». Les calculs sont complexes mais, essentiellement, le modèle imite la quantité d’UV qu’un corps humain pourrait recevoir lorsqu’il est étendu sous le centre d’un parasol.

Le modèle a été testé en utilisant le parapluie blanc et bleu. La quantité de rayonnement diffus qui a pénétré dans la nuance du parapluie a été mesurée à l’aide d’un dispositif appelé «shadowband», qui bloque toute la lumière directe du soleil et ne mesure que les UV provenant d’autres sources. Un capteur de lumière placé sous le parapluie a également mesuré la quantité d’UV qui pourrait passer directement à travers le parapluie. Ils ont mesuré le niveau de «rayonnement UV érythémateux», le spectre du rayonnement UV qui provoquera des rougeurs sur la peau.

Leurs expériences ont pris en compte l’élévation du site d’essai et la transmission du rayonnement réfléchi par le sol.

Quels ont été les résultats de base?

Les chercheurs disent que leur modèle mathématique était en accord avec les mesures effectuées avec et sans le parasol. Ils disent aussi que le parapluie a absorbé la plus grande partie du rayonnement direct, n’en laissant passer que 5%.

Cependant, les capteurs situés au bas du parapluie ont détecté que 34% du rayonnement diffus provenant de l’environnement du parapluie pénétrait dans la zone située sous le parapluie.

Comment les chercheurs ont-ils interprété les résultats?

Les chercheurs disent que le parasol bloquait efficacement le rayonnement direct du soleil. Cependant, le rayonnement diffus de l’environnement, qui représente environ 60% des UV impliqués dans les dommages à la peau, atteignait encore le capteur sous le parapluie.

Ce modèle peut aider à déterminer l’exposition des humains aux UV dans des environnements complexes, et aussi comment les caractéristiques physiques de l’environnement contribuent à ces charges.

Conclusion

Les chercheurs qui ont mené cette étude ont formulé un modèle mathématique complexe visant à voir combien de lumière UV pénètre un parasol typique. Bien que l’on ait constaté que le parapluie absorbait la plus grande partie de la lumière UV directe qui l’atteignait, des rayons pénétraient dans la zone située sous le parasol.

Points à noter:

Les expériences reposent sur des hypothèses et des formules mathématiques qui peuvent avoir un certain degré d’erreur.

Ces résultats donnent une indication de la quantité de rayonnement UV pouvant pénétrer une barrière physique, mais cette expérience n’a testé qu’un parapluie de plage particulier, et la précision du modèle peut varier lorsqu’il est appliqué à d’autres obstructions physiques. La couleur du matériau, la taille de l’abat-jour protecteur et la position de la personne sous l’abat-jour peuvent tous avoir un effet. Les résultats peuvent également ne pas être applicables à tous les matériaux, dont certains peuvent être spécialement conçus pour avoir un niveau de protection UV plus élevé (par exemple, certains maillots de bain et combinaisons de soleil pour bébés et enfants).

Il y a beaucoup de complexités dans l’environnement, y compris la couverture nuageuse, la pollution et la surface sur laquelle les parasols sont montés. Les résultats de cette étude peuvent ne s’appliquer qu’à des contextes assez spécifiques.

Ces résultats ne donnent aucune indication sur les dommages réels causés à la peau par les UV dans différents scénarios, par exemple si une personne utilise également un écran solaire, car l’expérience n’a pas été testée directement chez l’homme.

Les conclusions des chercheurs semblent appropriées: qu’un parapluie seul n’offre pas une protection solaire totale. En tant que tel, un parapluie devrait être considéré comme une barrière physique supplémentaire, et des écrans solaires appropriés devraient toujours être utilisés. Ces constatations revêtent une importance particulière pour les bébés et les jeunes enfants, qui sont souvent abrités sous un parapluie sur une poussette ou un landau, pendant lesquels ils devraient être doublement protégés par une crème solaire appropriée.