Prévention secondaire des chutes et des fractures ostéoporotiques chez les personnes âgées

Les chutes et les fractures ostéoporotiques représentent un défi de santé publique majeur pour les pays vieillissants. Au Royaume-Uni, environ 30% des personnes de plus de 65 ans et 50% de plus de 80 ans tomberont dans une année donnée.1 En plus de la morbidité et de la mortalité associées aux blessures qu’elles provoquent, les chutes constituent une raison l’hôpital, l’utilisation du lit d’hôpital et le transfert aux soins infirmiers. La sous-estimation systématique du problème résulte de l’absence d’un code de diagnostic de la CIM (classification internationale des maladies) pour les personnes âgées (qui sont classées comme “ x0201d;) et la vision étroite du personnel de santé qui omet de dresser la liste des chutes est la raison sous-jacente de la présentation d’une blessure. Environ 200 000 fractures ostéoporotiques se produisent chaque année en Grande-Bretagne, la plupart des fractures de la hanche et du radius étant causées par des chutes.2 En raison de cette forte association, les chutes, l’ostéoporose et les fractures doivent être gérées ensemble. En pratique, cependant, c’est rarement le cas. C’est frustrant, étant donné l’impressionnante base de données probantes sur l’efficacité de la prévention secondaire des chutes et des fractures ostéoporotiques chez les personnes âgées.3-5 Cela a été reconnu dans les récentes directives cliniques du Royaume-Uni. L’Institut National pour la Santé et l’Excellence Clinique (NICE) sur la prévention des chutes (voir encadré 1 sur bmj.com) et sur la prévention secondaire des fractures ostéoporotiques chez les femmes ménopausées (voir encadré 2 sur bmj.com) .6,7 Par ailleurs, le cadre national des services pour les personnes âgées en Angleterre stipule que d’ici 2005, toutes les localités auront un service intégré et complet pour la prévention des chutes et des fractures. ” 8NICE recommande dans ses directives sur les chutes que les s’ils ont deux chutes ou plus en un an, se blessent après une chute ou tombent et ont également une instabilité de la marche.Une telle enquête pourrait identifier des facteurs de risque modifiables menant à des interventions sur mesure telles que l’examen des médicaments, l’exercice individuel prescrit et le traitement des problèmes médicaux contributifs. NICE déclare également que les communautés de santé et sociales locales devraient revoir leur pratique existante par rapport à cette directive ” et # x0201c; considérez les ressources nécessaires. ” Les lignes directrices de NICE sur la prévention secondaire des fractures ostéoporotiques comprennent de bonnes données économiques et une modélisation de la rentabilité des enquêtes, des médicaments et la gestion des fractures. Cette modélisation favorise le traitement médicamenteux de la fragilité osseuse chez les patients plus âgés et à risque élevé par rapport aux plus jeunes. La modification du risque de fracture ne dépend pas seulement de la densité osseuse et, de toute façon, la demande potentielle de densitométrie osseuse dépasse la disponibilité. Les principales recommandations sont de commencer le traitement médicamenteux chez toutes les femmes de plus de 75 ans qui présentent une fracture traumatique minimale sans avoir recours à la densitométrie osseuse, conseils qui entraîneront inévitablement un traitement médicamenteux pour de nombreuses femmes qui ne souffrent pas d’ostéoporose. Le traitement recommandé pour les femmes de moins de 75 ans repose sur une combinaison de facteurs de risque et de densité minérale osseuse mesurée. Qu’est-ce que cela signifie pour les patients et les communautés? Dans certains domaines, les chercheurs ont utilisé des données sur l’épidémiologie des chutes et des fractures et des données d’activité systématiques du NHS pour estimer l’ampleur du problème (voir encadré 3 sur bmj.com) .9 Au Royaume-Uni, les services sont commandés par des fiducies de soins primaires. en Angleterre, qui sont également responsables de la mise en œuvre du cadre de services nationaux pour les personnes âgées. Dans une population typique de 30 000 personnes de plus de 65 ans, environ 2000 personnes tomberont deux fois ou plus, 2000 recevront des soins d’urgence à l’hôpital et plus de 1 000 souffriront de fractures ostéoporotiques allergène. évaluation requise par les lignes directrices NICE, la plupart des cliniques de chutes et des services d’ostéoporose en soins secondaires seraient débordés. Le service complet de prévention des chutes et des fractures envisagé dans le cadre des services nationaux serait considérablement plus difficile à fournir que le service équivalent pour les patients victimes d’AVC, dont l’incidence est beaucoup plus faible. Malgré cela, quatre ans après la publication du cadre national des services, l’accès des patients aux éléments essentiels des services d’AVC est incohérent.10 En dehors de ceux qui utilisent une poignée de services spécialisés, peu de patients présentent des fractures dues à la fragilité osseuse ou aux chutes. actuellement recevoir des interventions appropriées pour minimiser les risques supplémentaires.11,12 Passer d’impressionnant &#x0201c “ cocher la case ” aux systèmes &#x0201c souhaités; systèmes entiers ” l’approche de la commande de tels services exigera une planification plus transparente et plus réfléchie. Les lignes directrices de NICE ou d’autres organismes fourniront un modèle qui devrait être adapté aux besoins locaux en examinant l’offre actuelle, l’utilisation et la pertinence des services. Cette approche permettra d’identifier les lacunes dans les services et les besoins non satisfaits des patients. La pratique peut parfois être modifiée sans frais supplémentaires par l’éducation et la réingénierie des processus. Lorsque des ressources supplémentaires sont nécessaires, les décideurs locaux doivent établir des priorités claires pour s’assurer que l’argent est dépensé pour les services qui sont les plus susceptibles d’être efficaces, plutôt que ceux qui sont menés par des enthousiastes locaux ou des manies politiques. les dernières lignes directrices de NICE donnent l’impulsion pour fournir des services intégrés et efficaces au Royaume-Uni pour les personnes âgées souffrant de chutes et de fractures. À l’heure actuelle, il y a peu de # “ complet, intégré ” services.6 Les commissaires de soins doivent faire face à cette vérité, et les cliniciens doivent faire pression vigoureusement pour le changement. Un problème si commun, si coûteux, et si nuisible — et avec autant de potentiel de prévention — ne mérite pas “ backwater ” le statut, juste parce que les personnes âgées sont ses victimes principales.